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Les nombreux supports digitaux (smartphones, tablettes, sites web, jeux vidéos…) sont des terrains propices à la création de nouvelles interfaces, de nouvelles expériences interactives. Les problématiques d’accessibilité ou l’aspect émotionnel des interfaces ont longtemps été le fer de lance des ergonomes. Suite logique de ces recherches, le persuasive design s’inscrit dans cette dynamique en tentant de modifier le comportement des utilisateurs. Explications.

« Le persuasive design désigne le fait de modifier (ou de tenter de modifier) l’attitude voir le comportement des utilisateurs par le biais des interfaces »

Alexandra Nemery, Interaction Designer et Doctorante en ergonomie

Les grands principes du persuasive design

Pour modifier les idées, il faut d’abord s’attaquer aux comportements (cf. projet Hutchison, 1984-1999). Pour ce faire, le designer peut – et doit – faire appel à différents leviers, notamment aux théories de l’engagement, chères à la psychologie sociale. Citons par exemple l’effet de gel (un individu qui a pris une décision s’y tiendra et il lui sera difficile de revenir dessus), l’amorçage (faire prendre une décision à un individu sur la base de fausses informations) ou encore le pied dans la porte (demander peu au début pour obtenir plus par la suite).

Préalable sine qua non à cette notion d’engagement, l’utilisateur se doit d’être considéré comme un acteur à part entière du processus. Le terme expérience utilisateur prend encore une fois tout son sens. Les dimensions sociales, interactives et émotionnelles offriront au designer autant d’atouts pour parvenir à la modification d’un comportement.

Quelles sont les clés pour réussir une interface persuasive ?

Alexandra Nemery propose une grille d’évaluation basée sur certains critères. Tout d’abord les aspects statiques d’une interface :

  • Crédibilité : la confiance que peut inspirer le site, les preuves sur l’expertise des concepteurs.
  • Privacité : le visiteur doit être rassuré quant au respect de sa vie privée et de la confidentialité des données qu’il fournit.
  • Personnalisation : offrir un univers personnalisé selon le profil de l’utilisateur.
  • Attractivité : l’esthétisme de l’interface, sa simplicité mais également son attrait émotionnel.

Si ces aspects statiques sont présents, une boucle engageante peut être mise en place. Elle peut se définir suivant différents aspects dynamiques :

  • Sollicitation : permet de capter l’attention, première étape d’interactivité.
  • Accompagnement initial : accompagner l’utilisateur dans la découverte du service.
  • Engagement puis emprise : l’implication de l’utilisateur devient de plus en plus forte, il réalise de nouvelles actions, y prend goût et l’adopte.

La page d’accueil d’Amazon, un parfait exemple de persuasive design

Des utilisateurs de plus en plus avisés

En dehors de toute considération éthique, quelle société n’a pas rêvé de maximiser le taux de conversion, d’augmenter le nombre d’impression d’une page web ou d’augmenter les clics sur un lien ? Si les grandes enseignes du e-commerce se montrent les plus imaginatives en termes d’interface persuasive, il n’en demeure pas moins que la tâche devient de plus en plus complexe. En effet, l’indice de confiance des internautes vis-à-vis d’internet est en chute libre. Le vol de données, l’usurpation d’identité ou l’impossibilité de vérifier des informations ne forment certes pas un terrain fertile pour le persuasive design. La crédibilité d’une marque – son image – est donc l’élément clé pour un design persuasif réussi.

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