Faire long

Expertise éditoriale

Faire long, nouvelle devise du SEO

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Après le « long-form journalism », irait-on vers un « long-form SEO » privilégiant le texte long sur les petits contenus ? C’est en tout cas la tendance qui se fait jour sur le net. Reste à éviter certains pièges.

 

Le bon vieux 300 mots a du souci à se faire. Désormais la toute dernière tendance en matière de référencement naturel (SEO) va vers les contenus longs. Cela se fait déjà dans le journalisme web avec le mouvement du « long-form journalism » incarné notamment par les sites Aeon, BuzzFeed ou Ulyces en France. Autant de plate-formes qui pratiquent l’article long, n’ayant plus peur de passer outre les 10 000 voire les 15 000 signes par page. Aujourd’hui, le phénomène dépasse le monde journalistique.

Google et les internautes plébiscitent la longueur

Principale raison à cet engouement : c’est bon pour le SEO car Google aime ça. Bien que les algorithmes du géant du web demeurent secrets, le site spécialiste du référencement, SerpIQ, a mené l’expérience. Les experts ont passé en revue les dix premiers résultats Google de quelque 20 000 mots-clés. En moyenne, les pages situées aux trois premiers rangs contenaient plus de 2 400 mots soit environ 10 000 signes.

De même, la plate-forme de marketing Highrise a fait le test il y a quelques années. Elle a remplacé son site aux contenus épars et courts par une nouvelle version privilégiant un long texte aéré. Le nouveau site enregistre  alors une hausse de 37 % des inscriptions ! Les internautes sont donc plus que séduits par les contenus longs.

Le « long-content », une tendance à pièges

« Prends l’éloquence et tords-lui son cou ! » s’exclame Verlaine dans son « Art poétique ». Ce qui vaut pour la poésie du XIXe siècle, vaut aussi pour l’écriture web. Car le piège dans cette tendance aux contenus longs serait de tomber dans des effets de style, des phrases creuses ou des répétitions qui lasseront très vite l’internaute. En d’autres mots, ne pas faire long pour faire long. Même dans les écrits étendus, la concision est de mise. Car tous les contenus ne sont pas propices au « long-form content » comme le rappelle Kevin Delaney, rédacteur en chef du site d’information Quartz. 

L’autre piège du « long-content » : ne pas adapter la forme. L’attention du lecteur reste volatile. De nombreuses études sont venues confirmer ce dont on se doutait : sur le web, l’attention est environ 60 % inférieure que sur papier. La page web doit donc être aérée, relancer le lecteur par des images, des exergues, des chiffres clés, etc.

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