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L’heure du Flash a-t-elle vraiment sonné ?

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Les sites “full Flash” ont fait rêver plus d'un marketeur pour leur évidente attractivité. Mais ce rêve semble aujourd'hui tourner au cauchemar : pas de référencement, pas d'iPhone ni iPad, pas de mise à jour simple des contenus et une concurrence de plus en plus féroce... Reste que le Flash demeure incontournable pour certains usages ludiques. L'âge de raison ?

Flash a longtemps été la seule solution pour créer des contenus web réellement interactifs, attractifs, riches : les débuts du code HTML et autres styles CSS ne permettaient pas, à l’époque (fin des années 90), la création d’expériences visuelles “à la Flash”.

Même si les aficionados des standards web, les puristes du web originel, les amoureux du code HTML n’ont pas cessé le combat, ils ont depuis laissé Flash tracer tranquillement son petit bonhomme de chemin. D’abord logiciel permettant de réaliser des animations en deux clics de cuillère à pot, l’application s’est transformée pour devenir un vrai environnement de développement permettant les interactions les plus folles.

Mais cette suprématie si facilement acquise risque fort d’être remise en cause par la démocratisation et la variété des interfaces (netbook, smartphone, télévision, consoles de jeux…), par l’avènement des navigateurs récents comme Firefox 3.6 et Chrome, ou encore par l’HTML5 et les nouvelles bibliothèques javascript.

Flash, c’est bien mais…

Tout d’abord, le recours à Flash impose à l’internaute de disposer du plugin adéquat pour pouvoir profiter d’un site. A contrario, si l’internaute ne possède pas un navigateur dernière génération, il pourra tout de même profiter, en grande partie, d’un site web développé dans les standards… 1 point pour les standards du web et l’HTML5… et ça ne s’arrête pas là !

Parce qu’un rappel ne fait jamais de mal, voici un petit récapitulatif des choses à savoir avant de se lancer tête baissée dans un projet de site “full Flash” :

  • Un référencement naturel quasi impossible ;
  • Un chargement des pages nécessitant souvent des connexions haut débit pour rester dans les limites de l’acceptable ;
  • Des interfaces souvent belles mais rarement ergonomiques. À méditer avant de rêver de faire de votre site une expérience tellement inédite qu’elle découragera vos visiteurs ;
  • Impossibilité d’utiliser les deux boutons les plus usités des navigateurs internet : précédent et suivant. Qui ne s’est jamais retrouvé sur Google alors qu’il souhaitait simplement revenir sur la page d’accueil d’un site web en Flash ?

 

Mais alors me direz-vous, y’a t-il encore un intérêt à utiliser Flash ?

Apple VS Adobe : Fight!

Apple l’a annoncé : Flash ne sera supporté ni par l’iPad ni par l’iPhone. Le géant de Cupertino préfère se reposer sur les standards du web et notamment l’HTML5 (voir l’article sur indexel.net). Cette déclaration de guerre faite à Adobe s’inscrit dans une mouvance générale. En effet, le respect des standards web permet de toucher sans risque de dégradation du contenu une audience de plus en plus large, avec des habitudes de consultations variées.

Un nombre grandissant de sites, qui autrefois n’auraient même pas hésité entre Flash et HTML se tournent aujourd’hui vers ce dernier. Et ce choix, s’il est le plus souvent guidé par le blocus de l’iPad/iPhone, participe à la démocratisation des nouveaux standards et de l’HTML5.

La révolution est en marche !

Il y a encore quelque temps, il était facile, en un coup d’œil à peine avisé, de distinguer un site en Flash d’un site en HTML. Aujourd’hui c’est de plus en plus compliqué, y compris pour des regards experts ! Et même la vidéo, véritable fer de lance de Flash, commence doucement — mais sûrement — à passer “de l’autre côté du miroir”. YouTube expérimente dès à présent les vidéos en HTML5. Exit donc Flash qui risque de se voir retirer son tout puissant leadership.

L’avènement des CMS grand public (dont notre cher Jumbe, bien sûr !) permettant aux administrateurs de site web de modifier en toute simplicité les contenus, participe également à la perte de vitesse annoncée de Flash. En effet, atteindre un même niveau de simplicité dans l’administration d’un site web en Flash requiert des développements coûteux, des développements qui ne peuvent palier les problèmes inhérents à Flash…

Game Over pour Flash ?

Dire que Flash est mort serait idiot (voir l’article sur indexel.net). Sa simplicité d’utilisation pour les designer-flasher, la possibilité de créer facilement des outils pédagogiques attractifs, le fonctionnement sur les plus anciens des navigateurs internet (sans perte de qualité), sont autant de points qui confortent Flash dans sa position de leader. En outre, la création de l’environnement d’exécution AIR ouvre de nouveaux horizons en proposant le développement d’applications riches multi plates-formes. Bien sûr, certains ont essayé — et essaient toujours — de grignoter Flash (Silverlight pour ne pas le nommer), mais sans parvenir au succès escompté.

Même Apple fait machine arrière. En effet, le gourou Steve Jobs a annoncé lors de la dernière Keynote de septembre qu’Apple allait assouplir “toute restriction concernant les outils de développement utilisés pour créer les applications”. Entendez par là que les développeurs pourront désormais développer des applications pour iPad et consors via Flash, avant de les convertir en applications “officielles”. Si cette déclaration ne nous permettra pas de voir des sites en Flash sur nos joujoux préférés, elle permettra toutefois à Flash de reprendre un peu du poil de la bête et à Apple d’éviter de trop se faire grignoter par la concurrence (Google, encore et toujours…).

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