Lab créa

Du site vitrine
à l’expérience digitale

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Des premiers sites web aux expériences digitales d’aujourd’hui, retour sur 25 ans d’innovations où design et technologie s'entremêlent.

1990-2000 : Les premières pierres

Les années 1990 marquent l’arrivée d’un nouvel univers, intangible et mystérieux : l’Internet. Il s’agissait à l’époque de quelques pages web, principalement constituées de tableaux, de textes et de liens, ainsi que d’images que nos modems peinaient à afficher. L’objectif était surtout de présenter de l’information, sans réel souci d’une quelconque ergonomie et encore moins d’esthétisme. De nouvelles pages web apparaissaient sur la toile chaque jour et chaque concepteur y allait de son idée. Le web devait donc faire face à des méthodes disparates qui empêchaient une visualisation uniforme des différents contenus. Pour pallier ce problème, le W3C (World Wide Web Consortium) fut créé afin d’établir des règles et normaliser la conception de pages web. Désormais, le terrain de jeu était encadré.

 

2000-2010 : Le grand tournant

La démocratisation de l’accès à Internet, l’arrivée de Yahoo! et Google et la réflexion autour du web sémantique font basculer le web dans une nouvelle ère. La boîte à outils du concepteur s’étoffe avec l’arrivée de CSS2, Flash et Javascript, ouvrant la porte à de nouveaux métiers comme le webdesign ou l’ergonomie web. Des tendances graphiques commencent à voir le jour comme le skeuomorphisme, le glossy ou le hand-made. Internet revêt désormais une dimension artistique et ouvre la voie à de jeunes web designers… De ces expérimentations artistiques et ergonomiques naîtra le web que nous connaissons aujourd’hui.

Avec l’augmentation extraordinaire du nombre d’internautes (+753 % en 15 ans1), de nouveaux usages voient le jour. C’est notamment le cas du web social dit “2.0”. Désormais, le web sert à communiquer mais également à rassembler. Une vraie réflexion autour de l’importance du contenu s’engage alors, obligeant les concepteurs à repenser la façon de présenter l’information. Désormais, l’accès aux contenus se doit d’être rapide et efficace et les sites bien référencés. Les marques prennent la parole et commencent à fédérer des communautés via les réseaux sociaux. La vidéo devient omniprésente au fur et à mesure que les connexions internet deviennent plus rapides et le poids du e-commerce dans l’économie devient de plus en plus important. La révolution est en marche.

 

2010-2020 : Homo interneticus

Si les années 2000 avaient initié un mouvement, l’avènement des smartphones et du très haut débit a créé un nouveau monde d’interactions qui place désormais les utilisateurs et le contenu au centre. Il est aujourd’hui devenu primordial de proposer aux utilisateurs des « expériences » riches et adaptées quel que soit l’équipement utilisé, sous peine de se priver d’un trafic potentiel important. C’est l’avènement du Responsive Design. Fini le temps ou le graphiste croyait dur comme fer qu’il maîtrisait parfaitement le design d’une page et ce sur n’importe quel navigateur (une belle utopie du reste) ! Désormais, il existe presque autant de façons de découvrir un site web que d’internautes. Penser “mobile first” (affichage plus restreint) est donc le meilleur moyen de se concentrer sur le contenu essentiel, celui que le visiteur va vraiment chercher. L’objet est alors de proposer un design qui serve les visiteurs, par une mise en valeur efficace du contenu et une utilisation pertinente des données.

Les équipes de création digitales possèdent aujourd’hui une palette quasi illimité d’outils pour concevoir la meilleure expérience possible : tantôt immersive, tantôt informative, souvent émotionnelle mais toujours centrée sur les usages et les utilisateurs, elle se doit d’être unique pour toucher le cœur de l’internaute. De fait, la personnalisation dynamique des contenus et des univers ergonomiques grâce aux outils d’analyse et à la data permet de se rapprocher encore plus des visiteurs et créer ainsi une réelle connivence.

Depuis trois ans, le monde du webdesign subit une profonde transformation. La généralisation du Flat Design, l’utilisation de grands visuels et l’omniprésence des interfaces mobiles – même sur laptop – permettent d’envisager le web de demain. Emblématique, le changement récent du logo de Google en est un parfait exemple. Ce dernier devient vivant pour supporter l’action de l’internaute et agit ainsi comme un élément fort de rapprochement entre la marque et l’utilisateur.

Des débuts balbutiants aux expériences digitales d’aujourd’hui, la création de sites web à connu en 25 ans une évolution extraordinaire. De simples visiteurs passifs, les internautes sont devenus les acteurs principaux de la Toile qu’il faut savoir séduire et fidéliser sous peine de les perdre.

http://www.internetworldstats.com/stats.htm

 

GLOSSAIRE

Web sémantique : mouvement collaboratif mené par le World Wide Web Consortium (W3C) qui favorise des méthodes communes pour échanger des données.

Skeuomorphisme : élément de design dont la forme n’est pas directement liée à la fonction, mais qui reproduit de manière ornementale un élément qui était nécessaire dans l’objet d’origine.

Glossy : de l’anglais, brillant

Hand-made : style graphique inspiré du scrapbooking

Responsive Design : méthode de design et de développement web qui permet à la mise en page de s’adapter à la résolution de périphérique.

Flat Design : style graphique très épuré.

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la refonte d'un site web

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