Digital Marketing

Assistants vocaux et marketing BtoB : chronique d’une révolution annoncée

Référencement naturel, formats de contenus, navigation et interaction avec les machines… les assistants vocaux bouleversent tout sur leur passage. Le marketing BtoB est-il prêt ?

Cliquer, toucher et aujourd’hui parler. On pourrait décrire ainsi les trois grandes évolutions des interactions homme-machine. À l’heure des assistants vocaux – Siri, Alexa, Cortana ou encore Google Assistant –, le bon vieux clavier semble bel et bien passé de mode. Selon le spécialiste Search Engine Watch, 40 % des Américains effectuent déjà des recherches vocales, ce qui équivaut à une multiplication par 35 du volume de ces requêtes à voix haute depuis 2008. Record battu.

Un nouveau canal de vente

La raison de cet essor sans précédent ? L’explosion des ventes des enceintes connectées comme Amazon Echo et ses 20 millions d’unités écoulées en seulement deux ans ou le Google Home (10 millions de produits vendus). En attendant l’arrivée imminente d’Apple sur ce marché.

40%
des Américains effectuent déjà des recherches vocales.

Avec ces nouveaux outils, c’est un canal de communication et de vente inédit qui s’ouvre aux marques. En France, Monoprix l’a bien compris puisque l’enseigne a été la première à proposer aux utilisateurs de Google Home d’effectuer leur liste de courses par la voix. Le « v-commerce » est né.

Casser les codes du référencement naturel

Mais ces enceintes connectées sont bien plus qu’un simple canal de vente. Avec elles, les utilisateurs effectuent des recherches en ligne parfois complexes d’une façon inédite. Finis les mots-clés apposés dans la barre de recherche. Avec la recherche vocale, les utilisateurs prononcent des phrases complètes que les algorithmes interprètent. Conséquence pour le SEO : les sites web doivent plus que jamais se construire autour de champs sémantiques très riches et non autour d’une seule expression clé.

Marketing vocal : podcast is back

Côté formats aussi, le marketing vocal secoue les codes établis. Dans ce magma, un contenu tire son épingle du jeu : le podcast. Facile à démarrer grâce à une commande vocale, simple à écouter pendant son trajet quotidien, riche d’enseignement via sa durée souvent longue – contrairement aux vidéos –, il correspond au format idéal pour montrer l’expertise d’une marque par exemple. E-bay, Microsoft, Slack, General Electrics… toutes ces entreprises ont déjà adopté le podcast pour des émissions destinées à leurs cibles. Preuve de l’engouement généré par ce format propice à être écouté sur une enceinte connectée : l’émission audio de l’écrivain et entrepreneur américain Tim Ferriss est déjà suivie par quelque 60 millions d’auditeurs.

En somme, plutôt que de lire, les utilisateurs préfèrent désormais écouter. Plutôt que de tapoter sur leur clavier, ils choisissent de parler. Plutôt que de naviguer sur un site Internet, ils effectuent une recherche vocale. Bienvenue dans un futur « post-text » comme l’a déjà baptisé le New York Times. Un futur où les interactions homme-machine passent par la parole avant tout. À bon entendeur…